Projet d’usine de pirogues en fibre de verre : les partenaires réaffirment leur engagement pour concrétiser le projet

Publié le

BlogCommunauté

Une réunion de travail en Belgique pour faire le point sur l’avancement du projet et accélérer sa mise en œuvre

Une réunion de travail consacrée au projet d’usine de fabrication de pirogues en fibre de verre au Sénégal s’est tenue dans les bureaux de Lazzerini, en Belgique. Cette rencontre a réuni les principaux partenaires engagés dans le projet et a permis de faire le point sur les démarches entreprises, les prochaines étapes techniques et les conditions nécessaires à l’accélération du processus.

La réunion avait notamment pour objectif de transformer les différentes démarches déjà engagées en étapes opérationnelles permettant d’aboutir à la réalisation des premiers prototypes.

Accélérer la conception des pirogues

En ouvrant la réunion, M. Pierre-François Francotte, ancien Consul honoraire du Sénégal en Belgique, a rappelé l’objectif de la rencontre : procéder à une mise au point sur l’état d’avancement du projet et identifier les actions prioritaires permettant de progresser.

Il a particulièrement insisté sur la nécessité, dans la mesure du possible, d’accélérer la présentation des esquisses des modèles de pirogues. Cette étape est déterminante pour permettre à Lazzerini d’engager la conception des prototypes, d’évaluer les différentes options techniques et, surtout, de déterminer les coûts de fabrication.

Cette évaluation constituera un élément essentiel pour apprécier la faisabilité économique et industrielle du projet et préparer les prochaines décisions relatives à sa mise en œuvre.

CARE fait le point sur les démarches engagées au Sénégal

Prenant la parole, M. Ibrahima Wade, représentant de CARE, a présenté l’état des démarches entreprises au Sénégal pour faire avancer le projet.

Le projet est porté dans une logique de partenariat associant Mbour Care Invest SA (MCI), CARE, la SIRN, Lazzerini, RAIS, les artisans charpentiers et les organisations professionnelles de pêche, avec l’objectif de créer au Sénégal une capacité locale de fabrication de pirogues en matériaux composites.

Les démarches engagées visent notamment à mobiliser les acteurs institutionnels et techniques sénégalais, à structurer le futur modèle industriel, à identifier les mécanismes de financement et à préparer les conditions permettant d’intégrer les artisans locaux à la nouvelle chaîne de valeur.

Le projet répond en effet à plusieurs enjeux : modernisation de la pêche artisanale, amélioration de la sécurité des pêcheurs, réduction de la pression sur les ressources forestières, transfert de technologie, développement d’une industrie navale locale et création d’emplois qualifiés.

Lazzerini confirme sa disponibilité et ouvre la réflexion sur sa participation au capital

Intervenant à son tour, M. Lazzerini a partagé l’analyse de M. Francotte concernant l’urgence d’avancer sur les esquisses et les prototypes.

Il a confirmé que la disponibilité de modèles suffisamment définis permettra à son entreprise de progresser concrètement dans la conception des prototypes et dans l’évaluation des coûts de production.

Concernant la future société de projet, M. Lazzerini a également évoqué la possibilité de valoriser son apport technique et technologique comme contribution au capital. Il n’exclut toutefois pas d’autres formes de participation, qui devront être examinées et validées par son conseil d’administration.

Cette position ouvre ainsi plusieurs possibilités pour structurer la contribution du partenaire industriel belge au futur dispositif.

Pour M. Ly, renforcer l’implication institutionnelle et la communication

De son côté, M. Ly a souligné l’importance d’une implication plus forte des autorités publiques belges et sénégalaises afin de faciliter et d’accélérer les différentes étapes du projet.

Il a également plaidé pour une communication plus importante autour de cette initiative, afin de mieux faire connaître ses enjeux et de mobiliser les acteurs susceptibles de contribuer à sa réalisation.

Cette démarche apparaît d’autant plus importante que le projet s’inscrit dans une ambition plus large de modernisation de la pêche artisanale et de développement d’une industrie locale, avec un transfert de technologies et de compétences au bénéfice des acteurs sénégalais.

La coopération belge ouvre des pistes d’accompagnement

La réunion a également été marquée par la présence d’un haut fonctionnaire de la coopération belge, M. Hubert SIEMES. Export Finance & Risk Advisor Business & Intelligence Strategy à l’AWEX (Agence Wallonne à l’Exportation), dont la participation a permis d’ouvrir des perspectives concrètes de collaboration.

Celui-ci a présenté plusieurs pistes susceptibles d’être explorées auprès des structures belges compétentes en matière de coopération technique et financière.

L’accompagnement pourrait notamment concerner les différentes phases du projet, avec une attention particulière portée au démarrage : études techniques, conception des moules, réalisation des prototypes, transfert de compétences et accompagnement technologique.

Cette ouverture constitue un signal encourageant pour les partenaires et confirme l’intérêt de mobiliser la coopération belge autour d’un projet combinant développement industriel, transfert de technologie, emploi et modernisation du secteur de la pêche.

Un engagement intact malgré les délais

Les échanges ont permis de constater que, malgré la lenteur enregistrée dans la finalisation des esquisses, l’engagement des différentes parties prenantes demeure intact.

La prochaine étape apparaît désormais clairement identifiée : parvenir rapidement à la définition des premiers modèles afin de permettre à Lazzerini d’engager la réalisation des prototypes et d’établir une première estimation fiable des coûts de fabrication.

Cette étape permettra ensuite aux partenaires de disposer des éléments indispensables pour consolider le business model, finaliser le montage institutionnel et financier et engager la recherche des financements nécessaires au démarrage de l’usine.

Une ambition industrielle au service du Sénégal

Au-delà de la fabrication de pirogues, le projet porte une ambition plus large : créer une véritable filière industrielle locale, fondée sur le transfert de technologie, la formation et l’intégration des artisans sénégalais.

L’objectif est notamment que les charpentiers locaux deviennent des acteurs de cette transformation industrielle, grâce à la formation et à leur intégration progressive dans la chaîne de valeur.

Pour CARE et ses partenaires, cette initiative illustre pleinement la volonté de transformer les potentialités du territoire en projets industriels concrets, créateurs de valeur et d’emplois.

La réunion de Belgique aura ainsi permis de clarifier les prochaines priorités et de confirmer une conviction partagée : le projet est toujours d’actualité et l’ensemble des partenaires reste mobilisé pour faire de cette future usine une réalité au Sénégal.