Dakar, le 11 juillet 2026 – Le Cercle d’Actions et de Réflexion autour de l’Entreprise (CARE) a participé au panel « Synergie pour le Sénégal : Co-créer le succès économique », organisé à l’Hôtel Azalaï de Dakar autour du thème « Diagnostic des réformes structurelles : rassurer, simplifier, investir ».
Organisée par Nico Rémi Sansen et Alioune Abdoulaye Barro, cette rencontre a réuni des représentants des institutions publiques, des organisations professionnelles, du secteur privé, des investisseurs et des partenaires techniques et financiers afin d’échanger sur les réformes prioritaires susceptibles d’améliorer l’environnement des affaires et de renforcer la compétitivité de l’économie sénégalaise.
Les travaux, modérés par Mme Oumy Ndour, ont permis de mettre en lumière les principaux défis auxquels sont confrontées les entreprises sénégalaises ainsi que les conditions nécessaires pour favoriser l’investissement et accélérer la transformation économique du pays.
Des réformes structurelles au cœur des échanges
Le panel réunissait M. Youssou Diop, Directeur exécutif du CNES, Mme Fatou Mboup, Vice-présidente de la Fédération nationale des femmes entrepreneuses, et M. Lansana Gangy Sakho PCS, d’APIX SA.
Dans son intervention, M. Youssou Diop a dressé un diagnostic de l’environnement des affaires au Sénégal. Il a souligné que le coût élevé des facteurs de production, notamment celui de l’électricité, demeure un frein important à la compétitivité des entreprises sénégalaises et à l’attractivité du pays pour les investisseurs. Il a également insisté sur la nécessité de faciliter l’accès aux financements de moyen et de long terme, de réduire la pression fiscale en élargissant l’assiette fiscale, de développer une formation professionnelle mieux adaptée aux besoins des entreprises et de moderniser le Code du travail. Il a enfin attiré l’attention sur la dette intérieure de l’État envers les entreprises privées, qui fragilise leur trésorerie et ralentit leur développement, tout en rappelant que le Sénégal est aujourd’hui en concurrence avec plusieurs pays de la sous-région, notamment la Côte d’Ivoire, pour attirer les investissements directs étrangers.
Prenant la parole à son tour, Mme Fatou Mboup a insisté sur le rôle stratégique des petites et moyennes entreprises dans la croissance économique. Elle a plaidé pour un meilleur accompagnement des femmes entrepreneures, une accélération de la formalisation des entreprises, une meilleure valorisation du potentiel économique des territoires et le développement de petites unités de transformation capables de créer davantage de valeur ajoutée et d’emplois.
Pour sa part, M. Lansana Sakho a rappelé que le développement économique du Sénégal ne peut être pensé uniquement à partir de Dakar et qu’il est indispensable de mieux valoriser les potentialités des territoires. Il a souligné que le Sénégal doit améliorer sa compétitivité afin de mieux se positionner dans la compétition régionale pour l’attraction des investissements. Il a estimé que si la souveraineté économique constitue une ambition légitime, celle-ci doit s’accompagner d’un véritable réalisme économique, fondé sur des relations solides avec les institutions financières internationales, les partenaires techniques et financiers ainsi que les investisseurs étrangers. Il a également insisté sur l’importance de confier l’exécution de la vision économique de l’État à des femmes et des hommes compétents, condition essentielle à la réussite des réformes engagées.
Des préoccupations partagées par les participants
Les échanges avec la salle ont permis d’aborder plusieurs préoccupations majeures, parmi lesquelles la digitalisation des procédures administratives, la structuration des entreprises féminines, la relance du programme Nano Crédit de la DER/FJ, la rationalisation des agences publiques intervenant dans le financement des entreprises ainsi que la nécessité de renforcer la compétitivité du Sénégal face aux autres économies de la sous-région.
Les panélistes ont unanimement reconnu que l’amélioration du climat des affaires passe par une administration plus performante, une réduction des coûts de production, une meilleure coordination des dispositifs publics d’appui au secteur privé et une accélération des réformes destinées à attirer davantage d’investissements.
CARE présente ses projets structurants
Au nom de CARE, son Secrétaire Permanent, M. Ibrahima Wade, a présenté l’organisation ainsi que deux projets structurants actuellement en cours de développement dans le département de Mbour.
Le premier concerne la Plateforme Horticole CHAM, destinée à organiser la collecte, le stockage, le conditionnement, la transformation et la commercialisation des produits horticoles afin de mieux connecter les producteurs aux marchés.
Le second porte sur la création d’une usine de fabrication de pirogues en fibre de verre, un projet innovant destiné à moderniser la pêche artisanale, améliorer la sécurité des pêcheurs et développer une nouvelle filière industrielle locale.
S’appuyant sur le thème du panel, CARE a interrogé les panélistes sur les mesures concrètes que l’État pourrait mettre en œuvre pour accompagner davantage les projets structurants portés par les territoires, notamment à travers la sécurisation du foncier, la simplification des procédures administratives, l’amélioration de l’accès au financement et le développement de mécanismes de co-investissement.
Les panélistes ont salué cette intervention, considérant que les projets portés par CARE illustrent le type d’initiatives locales capables de contribuer efficacement à la transformation économique du Sénégal.
Un appel à transformer les réformes en actions
En clôturant les travaux, Nico Rémi Sansen a salué la qualité des échanges et a appelé l’ensemble des acteurs à poursuivre le dialogue entre les pouvoirs publics, le secteur privé et les partenaires au développement. Il a rappelé que les défis économiques du Sénégal exigent une mobilisation collective et que les réformes ne produiront leurs effets que si elles se traduisent rapidement par des actions concrètes au bénéfice des entreprises et des territoires.
À travers sa participation à cette rencontre, CARE réaffirme son engagement à promouvoir un développement économique territorial fondé sur l’investissement productif, la création d’emplois et le partenariat entre les acteurs publics et privés. L’organisation poursuivra ses actions afin de contribuer activement à la réalisation de projets structurants au service du département de Mbour et du développement économique du Sénégal.
Cette version est plus conforme à un article de presse institutionnel : elle suit fidèlement le procès-verbal, résume les interventions de chaque panéliste en les citant individuellement, met en valeur la contribution de CARE sans déséquilibrer l’article et adopte un style adapté à la rubrique Actualités de votre site internet.

